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Natsuki Ikesawa – La soeur qui portait des fleurs

La soeur qui portait des fleursComme beaucoup d’écrivains japonais (je pense aux Murakami notamment), Natsuki est passioné par la civilisation grecque et a un grand nombre de connaissances scientifiques.

Ces deux aspects de sa personnalité ne se ressentent pas du tout dans La soeur qui portait des fleurs.

L’histoire commence agréablement par le récit de la vie d’une jeune japonaise à Paris. Les descriptions de la ville et des ressentiments de l’étrangères face à la capitale mais aussi au particularité des autochtones sonnent bien. Et puis ce récit s’interrompt pour laisser place à un narrateur qui s’adresse au lecteur, ou plutôt qui emploie (et emploira jusqu’à la fin du livre) le pronom “tu”. Procédé littéraire afin d’inviter le lecteur à se rapprocher de l’histoire et de ses personnages, c’est réussi. Le roman sera construit comme un cycle géoclimatique : une alternance de périodes interglaciaires (plus courtes, apportant un peu de chaleur, d’espoir, qui illustrent les pensées et les aventures de la jeune fille) et de périodes glaciaires (cruellement froides, dont on ne voit pas la fin, et à l’intérieur de laquelle la vie peut difficilement  s’installer).

Ce qui relie les deux personnages ? Ce sont un frère et une soeur cadette, 5 ans les sépare, mais ce n’est pas tout. Le premier est peintre de renom mais aussi toxico, la seconde interprète, vadrouillant un peu partout dans le monde. Le premier se verra condamné pour détention et vente de drogue tandis que la seconde fera tout pour sauver son frère, malgré les difficultés, qui sont particulières puisque le frère était à Bali au moment de son arrestation, et qu’en Indonésie, la justice est très dure envers les étrangers.

Mais je n’ai pas eu vraiment d’attrait pour ce combat de la soeur pour son frère, qui est le thème essentiel du roman. Ce que j’ai préféré, c’est comment la passion du garçon pour la peinture  était retranscrite, à la fois grâce à ses rencontres, mais aussi ses oeuvres, ses techniques. Jene suis vraiment pas une passionée de peinture, mais j’ai vraiment apprécié ces passages ou à travers l’intérêt que porte un peinte pour son tableau se ressent à travers des mots.

Les paysages ont l’air d’être magnifiques aux alentours de Bali, et les gens aussi. C’est ce qu’il y a de plus beau dans ce livre.


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