12
fév
08

Véronique Ovaldé - Déloger l’animal

Déloger l'animalDans un premier temps, je dois avoué que j’ai supporté les phrases interminables de Véronique Ovaldé, des tirets en veux-tu en voilà qui s’étalent sur des pages et des pages (sans aucune exagération). On essaie de se consoler en se disant que c’est le début du bouquin, qu’il y a beaucoup d’informations à présenter et que ça va s’amoindrir au fil des pages, mais hélas ce n’est pas le cas.

On finit tout de même par en faire abstraction. En effet, l’écrivain écrit admirablement bien, c’est drôle, c’est bien trouvé. De jolies métaphores originales et qui sonnent bien.

L’intrigue est bien menée. L’auteur déborde d’imagination, presque autant que son personnage principal, une jeune fille retardée mentale, dont on cache la vérité, et qui du coup s’invente un monde bien à elle, aidée de sa voisine de 65 ans, sa seule amie.

Avant de lire ce bouquin, j’en ai lu quelques critiques, qui m’ont appris que la fin était surprenante. Je m’attendais donc à quelque chose d’innatendu, et ce le fut, bien que tout au long de ma lecture j’essayais de m’imaginer la fin la plus incongrue. En effet, je n’ai lu que pour la fin, car le déroulement du livre n’a rien de captivant, si ce n’est l’écriture que je qualifierais presque de parfaite à mon goût. J’étais donc agréablement ravie des dernières pages, et ce sentiment m’a donné envie de découvrir d’autres ouvrages nés de cette belle plume.


3 Réponses vers “Véronique Ovaldé - Déloger l’animal”


  1. 1 Loïc 5 avril 2008 à 10:39

    Je ne connais pas encore la fin, je suis à la page 200…mais je sais une chose : j’ai hâte que ça finisse !
    Ce qui fait figure de ’style original’, c’est plutôt pour moi le signe de carences de l’auteur. Je n’accroche pas du tout.

  2. 2 Loïc 5 avril 2008 à 10:40

    zut. Je me trompe de livre et pourtant j’ai lu ta note en pensant que tu parlais de ‘et mon coeur transparent’. Mais ça doit être ressemblant.

  3. 3 La Vilaine 21 mai 2008 à 9:08

    Personnellement, j’ai été totalement submergée par l’émotion dès les premières lignes, je l’ai avalé tout cru “Déloger l’animal”, puis me suis précipitée sur les autres livres de cette auteure et de son univers bien à part. Quant aux tirets en veux-tu en voilà, j’ai aimé… Je me suis attachée à Rose, bouleversante petite chose et ai été captivée par le déroulement de l’histoire.

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