04
fév
08

Au sud de la frontière, à l’ouest du soleil – Haruki Murakami

MurakamiEn lisant le résumé, on pourrait penser que cette fois, Murakami est presque tombé dans la banalité (du moins du thème). Il reprend un thème cher à un de ses condisciples, Duong Thu Huong, à savoir la difficulté des relations amoureuses et de l’oubli du premier amour.

Et pourtant, Murakami nous suprend à nouveau, nous emmène dans une romance poétique, tantôt cruelle, tantôt douce.

Au son de la musique nostalgique qui s’échappe des trompettes du club de jazz qu’il tient, au bruit des glaçons s’entechoquant dans le verre de celle qu’il a toujours aimé et qui disparaitre dans quelques minutes, à celui de son coeur qui n’en peut plus de se déchirer entre son amante et sa famille, le personnage principal laisse entrevoir les difficultés d’une existence qui parait pourtant des plus admirables.

Le début du roman est certes un peu longuet ; contrairement aux autres oeuvres de Murakami, l’intrigue n’arrive pas bien vite. Mais le fil conducteur du récit, cette jeune femme intriguante, pleine de mystère, donne du rythme et permet au lecteur de se plonger dans cet univers fort jazzy alors qu’il s’agit d’un livre.

Dans ce récit Murakami conserve une de ses particularités qui me satisfait grandement : citer des dizaines de musiciens qu’il doit écouter avec plaisir.

Un livre à conseiller principalement aux amateurs d’histoire d’amour, car il risquerait de faire un peu (à peine) baisser les adeptes de Murakami anti-eau de rose de leur estime.


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